Obésité, comportement addictif et industrie

Catastrophe sanitaire, bénédiction économique

L’obésité touche de plus en plus d’individus dans les « pays développés ». L’industrie alimentaire est bien sur grandement responsable, en diffusant largement des produits saturés en sucre et en gras. La manière la plus courante de combattre l’obésité passe par un régime alimentaire équilibré et l’activité sportive. Et même s’il est évident que cela soit de bonnes directions pour se sortir de l’engrenage de la « malbouffe », il apparaît que là encore, quelques connaissances sur notre cerveau puissent également être salutaires.

Une malheureuse tendance à aimer le gras et le sucre

Comme toujours, rappelons que notre corps et par conséquent notre esprit, sont les produits de millions d’années d’évolution. Au cours de celle-ci, des structures ont émergé dans notre cerveau en lien avec la sélection naturelle et diverses mutations génétiques. Sapiens, le dernier représentant actuel de la branche Homo, auquel nous appartenons tous (mangeur de bananes et autres imbéciles heureux de droites extrêmes), a des besoins physiologiques spécifiques. Nous avons majoritairement besoin de glucides et de lipides dans une journée et notre cerveau intègre ces nécessités à travers ce qu’on appelle le système de la récompense.

220px-Circuit_du_système_de_recompense

Aires du cerveau impliquées dans le système de la récompense

Lorsque l’on ingère des aliments sucrés ou gras les neurones des régions impliquées dans le système de la récompense (Cortex préfrontal, amygdale, noyau accumbens, septum, aire tegmentale ventrale) libèrent un neurotransmetteur, la dopamine, impliqué dans les sensations d’excitation, nous donnant le sentiment d’avoir «bien agi» en enfournant ce maxiburger ou ce chocotruc.

Or, des études de Chiara Giuliano, de l’Université de Cambridge, les personnes souffrant d’obésités auraient un plus faible taux de récepteurs à la dopamine, trait partagé avec les personnes ayant tendance aux addictions. Là ou une personne sans ce genre de problème se sentirait «satisfaite» d’une barre chocolaté machin chose, ce type de personne aurait besoin de plus pour activer autant le même circuit de récompense.Comme les addicts avec leurs drogues, les personnes avec des troubles du comportement alimentaire développent une relation d’amour/haine à l’égard de la nourriture.

Des solutions existent tant à l’échelle collective qu’individuelle

Comprendre ces mécanismes permettrait aux personnes obèses de dédramatiser leur situation et de chercher d’autres sources, moins néfastes, de production de dopamine. Comme le sexe, les sports extrêmes et autres joyeusetés.

D’autre part, il apparaît urgent de ne plus voir ce type de problème comme de simple choix de comportement alimentaire et de mettre en place des réglementations alimentaires strictes dans un espace économique protégé, pour combattre les trafiquant de malbouffe et permettre aux producteurs responsables et aux consommateurs d’évoluer dans le meilleur cadre économique et sanitaire possible.

Mais cela est une autre histoire…

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