Procrasti Nation

Demain peut-être

En parallèle de cette course à la performance cognitive, on assiste chez certains d’entre nous à un autre phénomène : la procrastination. Sous ce terme inusité, comme nous dirait nos amis québécois, se cache une notion très simple et probablement plus partagé que le bon sens ; la tendance à repousser à plus tard ce qui devrait être fait. Nous sommes tous, plus ou moins fréquemment, amener à devoir, rédiger un rapport, réviser en vue d’un examen, rédiger un article sur son blog etc. Mais mystérieusement, on s’attarde plus que nécessaire sur un article de Wikipédia, on lance un jeu vidéo, une série, on se rend compte qu’on n’a pas nettoyé la table du salon et j’en passe. La compréhension de ce phénomène et un éventuel contrôle sur celui-ci pourrait rendre service à nombre d’entre nous.

Un simple problème de formulation?

Sean McCrea un chercheur de l’université de Konstanz en Allemagne, assisté par d’autres chercheurs du monde entier (je suspecte que nombres de chercheurs sur terre cherche à vaincre la procrastination), se sont afférés à comprendre ce phénomène. Leurs intuitions les ont amenés à établir un lien entre la procrastination et la représentation des actes à accomplir. Est-ce que nous procrastinons parce que nous avons une vision opaque et parcellaire des actes à accomplir ?

Méthode

Pour tester cette théorie, ils mirent en place deux groupes de participants, composés d’étudiants rémunérés pour cette expérience, qui devaient tous répondre à un questionnaire par e-mail d’ici trois semaines. Ce questionnaire contenait des questions sur la vie de tous les jours, comme comment ouvrir un compte bancaire. On donnait différents types d’instructions aux groupes, l’un devait se voyait conseiller de répondre en pensant à des notions abstraites, comme quel type de personne ouvre un compte bancaire etc. L’autre groupe, devait envisager les questions de manière plus concrète en imaginant les étapes pour ouvrir un compte. Après avoir attendu les réponses un certains temps, les expérimentateurs comparèrent les temps de réponse entre les deux groupes.

Résultats

Il s’avéra que le groupe « approche concrète » avait répondu significativement plus rapidement que le groupe « approche abstraite ». Ce résultat amenant l’idée qu’il est plus « productif » d’entrevoir les actions en terme de « comment ?» plutôt qu’en terme de « pourquoi ? »

Je serais d’ailleurs tenté d’extrapoler cela à divers aspects de l’existence et de la pensée. Le « pourquoi ? » appartenant selon moi à la famille de la métaphysique, la sémiotique, l’ésotérique et le théologique, famille qui travaille activement à faire perdre du temps précieux à nos esprits…

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